Mission en Equateur à Quito *

En Equateur, 70% de la population vivent sous le seuil de pauvreté et 24% de la population de 2 à 17 ans travaillent dans la rue. La pauvreté et surtout la précarité de vie des enfants est un problème majeur au coeur des principales villes du pays. Le pays tente de résorber le problème, mais c'est un véritable changement des mentalités que la société équatorienne doit aujourd'hui effectuer.
Le manque de considération, les mauvais traitements, un cadre familial presque inexistant et une scolarité sporadique pour la plupart des enfants pauvres des villes font que la situation actuelle en Equateur reste assez critique.
A l'instar des nouvelles actions du gouvernement vis à vis d'une meilleure prise en charge de ces enfants, des ONG comme le « CENIT » mènent des actions concrètes pour ces enfants au sein meme des rues et de la vie quotidienne. C'est grace à ses nombreux et différents programmes d'aide et de soutien que le CENIT a besoin d'animateurs volontaires pour encadrer les jeunes dans leurs activités et pour les soutenir dans leur vie quotidienne.
Le but de notre mission sera d'amener les enfants des rues à se diriger d'eux meme vers les foyers d'accueil qui leur donnent la possibilité de se plonger dans un cursus scolaire ou d'apprendre un métier. Mais pour que cette envie d'apprendre et de s'en sortir vienne d'eux, notre role sera de leur donner confiance par des approches et des activités diverses.

FICHE PAYS
Capitale
Quito, surnommée "Lumière de l'Amérique" et déclarée patrimoine culturel de l'humanité par l'Unesco en 1978
Superficie
283 520 km2 ( 685 Km du nord au sud ).
Population
12,6 millions d'habitants avec un taux de croissance annuel de 2% - ( 40% indiens, 40% métis, 10% blancs, 10% autre )
Langue officielle
L'espagnol. La plupart des indigènes s'expriment en "Quichua"..
Situation Géographique
Frontières naturelles :
- Est : Amazonie
- Ouest : Océan pacifique
Frontières politiques :
- Nord : avec la colombie
- Sud : avec le Pérou
- Est : avec le Brésil
Climat
Climat variable :
- Chaud sur la côte avec des températures de 25 à 30 degrés.
- Printanier dans les régions montagneuses. En général, dans les villes, les températures oscillent entre 13 et 18 degrés.
- Chaud et humide en Amazonie avec des températures de 23 à 38 degrés.
Régime politique
République. Pouvoir présidentiel à l'américaine
Président
Gustavo Noboa Bejarano (Janvier 2000)
Economie
L'économie équatorienne est basée sur l'exportation du pétrole qui constitue la première source d'entrée de devises. Suit l'exportation de bananes et de crevettes. Le tourisme constitue la 4eme source de revenus
Religion
La grande majorité de la population est de religion catholique.
Principales villes
Quito ( 1 000 000 hab. )
Guayaquil ( 1 200 000 hab. )
Cuenca ( 200 000 hab. )
Ibarra ( 160 000 hab. )

Bref historique
1100 - L'empire Inca prospère
1400 - 1500 - Apogée de la civilisation Inca
1527 - Arrivée des espagnols (Pizarro)
1532 - Les espagnols se rendent maîtres du territoire.
1822 - Les espagnols sont battus et le territoire est incorporé à « la grande Colombie »
1830 - Le pays est indépendant et devient officiellement « l'Equateur ».
1942 - Guerre avec le Pérou. L'Equateur cède la moitié de son territoire.
1979 - Premières élections libres.
2000 - En janvier, après l'annonce de la dollarisation de l'économie (1 $US valait alors 25 000 sucres !), le principal mouvement indigène (indien) du pays, la Conaie (Confederación de Nacionalidades Indígenas del Ecuador) et un groupe de colonels ont destitué le président et remis le pouvoir à Gustavo Noboa, l'ancien vice-président.
2001 - Le sucre, monnaie du pays, cesse d'exister, au profit du dollar. L'Equateur, dont 70% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, renégocie sa dette
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Mission au Guatemala au sein d'une communauté guatémaltèque *

Depuis dix ans, la société guatémaltèque tente de se reconstruire et de gérer son passé douloureux, qui représente trente ans de tortures et de répressions. La société civile se mobilise ainsi avec force pour la défense des droits de l'homme, en assurant en premier lieu le retour des réfugiés dans de bonnes conditions, puis en enclenchant le processus judiciaire pour mettre un terme à l'impunité des auteurs des exactions commises pendant le conflit.
C'est dans ce contexte politique plus que fragile que le "Collectif Guatemala" (ONG basé à Paris) contribue par ses différentes actions à promouvoir et à défendre les droits de l'homme au Guatemala.
Parmi ses projets, apparaît l'accompagnement international qui consiste à envoyer des volontaires sur place, motivés et formés, afin d'assurer une présence internationale dans les communautés guatémaltèques pour réduire les violences et les menaces des militaires à l'encontre de la population. L'envoi d'accompagnateur s'effectue à la demande des associations locales. Dans le cadre de notre mission, il s'agit du Centre D'action Légale pour les droits de l'homme (CALDH) qui en a émis le souhait. En effet, CALDH a engagé des recours en justice pour les crimes de guerre commis par les hauts commandements des régimes dictatoriaux afin de permettre aux communautés guatémaltèques de pouvoir témoigner publiquement. Mais la réalisation de ce projet reste conditionnée à la garantie de la sécurité physique des communautés concernées, ce qui justifie la présence des accompagnateurs, "représentant de la communauté internationale".
Les accompagnateurs participent tout d'abord à plusieurs formations en France et à "Guatemala Ciudad" puis séjournent un minimum de trois mois dans les communautés en présentant des bilans de missions toutes les trois semaines sur la capitale. Il ressort des expériences de nos prédécesseurs que cette mission nous offre l'opportunité de développer des relations d'échange culturel et solidaire unique avec les populations accompagnées.


FICHE PAYS
Capitale Guatemala Ciudad est l'une des plus grandes agglomérations urbaines d'Amérique centrale.
Superficie 109 000 km2 (1/5e de la France) ; les 2/3 du territoire sont constitués de montagnes et de volcans.
Population 11 millions d'habitants : 22 ethnies indigènes d'origine maya représentent 55% de la population, les 45% restants sont métis (ladinos) ou d'ascendance exclusivement européenne ou encore africaine (garifunas concentrés sur la côte caraïbes)
Langue officielle
Espagnol, 23 langues indiennes dont 21 d'origine maya, garifuna. Vingtaine de langues vernaculaires indiennes, notamment dans l'altiplano : quiché, cakcchiquel, mam, kekchi...
Situation Géographique
Frontières naturelles :
Est : mer des caraïbes
Sud : océan pacifique (254 km de côtes)
Frontières politiques :
- Nord et ouest : avec le Mexique
- Nord-est : avec le Belize (223 km de frontière)
- Est : avec le Honduras (340 km)
- Sud-est : avec le Salvador
Climat
Climat tempéré à tropical selon la latitude, l'altitude et les vents
Zones climatiques :
- Les plaines côtières (Atlantique-Pacifique ), à climat tropical, chaud et humide
- Les hautes terres (supérieures à 2 000 mètres ) climat froid avec de fortes précipitations.
- Les terres tempérées (entre 1000 et 2000 mètres ) où se situe la capitale
Saisons : "humide" de mai à novembre, "sèche" de décembre à avril
Régime politique
Aux termes de la constitution du 31 mai 1985, le Guatemala est une république présidentielle, démocratique et représentative. Le président de la république, élu pour un mandat de 4 ans non renouvelable est le chef de l'exécutif.
Président
Alfonso Portillo Cabrera (14 janvier 2000 - janvier 2004)
Economie
Café, sucre, banane, tabac
Religion
Tous les cultes sont autorisés. Le Catholicisme est la religion prédominante à 70%. Arrivent au deuxième rang les protestants (20%) L'influence des sectes évangéliques va grandissant, suivies des rites d'origine maya et des minorités israélites et islamiques.
Principales villes
Guatemala Ciudad (Alt: 1470m) : 2,6 millions d'habitants
Escuintia : 150 000 habitants
Quetzaltenango (Alt : 2 300m) : 135 000 habitants
Antigua (Ancienne capitale de l'Amérique centrale)
Bref historique
De 600 à 900 - Civilisation maya Empire maya à qui succèdent les Itzaes.
1523 - Pedro de Alvarado conquiert le Guatemala au nom de la Couronne espagnole. Les royaumes mayas Quiché et Cakchiquel sont dévastées.
1821 - Indépendance
La fin du XVIIe et le début du XIXe siècles - Les présidents, libéraux ou conservateurs, se succèdent à partir de 1823. La dérive dictatoriale devient la norme.
1945-1951 - Mandat présidentiel de Juan José Arévalo avec 25 putschs militairespour tenter de le renverser.
Les années 50 - La violence caractérise les présidences militaires soutenues par l'armée, l'oligarchie et l'église. Le droit de vote est retiré aux illettrés (environ 75% de la population), la police secrète reprend ses exactions.
Les années 60-70 - Des groupes de guérilla émergent en réponse aux violences des militaires et paramilitaires. En 1979, Amnesty International estime à 50 000 ou 60 000 le nombre de morts dus aux violences politiques au cours de la décennie.
Les années 80 - Les exactions de l'armée dans les campagnes atteignent leur paroxysme sous la présidence du général Ríos Montt, un évangéliste parvenu au pouvoir à la suite d'un coup d'état en 1982. Les assassinats touchent essentiellement les Indiens.
Les années 90 - Jorge Serrano, un évangéliste conservateur, détient le pouvoir de 1990 à 1993, ouvre le dialogue et tente d'entamer les négociations avec les groupes politiques opposants.
1992 - Rigoberta Menchú, une Maya qui a lutté avec acharnement pour faire reconnaître les droits des peuples indigènes d'Amérique latine, reçoit le prix Nobel de la Paix.

Contexte actuel
Après 36 années de guerre civile, des accords de paix ont été signés en décembre 1996 entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèque. Toutefois les exactions et la répression ne cessent pas pour autant. En 1998, Mgr Gerardi, évêque auxiliaire de Guatemala Ciudad, est assassiné après avoir présenté dans la cathédrale le rapport " Guatemala : nunca màs " (Guatemala : jamais plus), dénonçant les atrocités commises par l'armée.
En 1999, le populiste Alfonso Portillo Cabrera est élu Président de la république en décembre.
Les Guatémaltèques, dont 50% vivent en dessous du seuil de pauvreté, manifestent leur mécontentement à l'égard du nouveau président qui ne respecte pas ses promesses électorales en matière d'emplois et de couverture sociale, notamment. Sous la pression du FRG (Front révolutionnaire guatémaltèque) de l'ancien dictateur Rios Montt, d'anciens militaires compromis dans des violations des droits de l'homme font leur retour au pouvoir. La société civile guatémaltèque, quant à elle, lance des appels à la communauté internationale afin de pouvoir lutter plus efficacement contre l'impunité par l'engagement par exemple, de poursuites judiciaires contre les auteurs des atrocités commises pendant le conflit civil armé. Mais, à l'approche des élections prévues pour la fin 2003, les esprits s'échauffent et la sécurité politique du pays est de plus en plus difficile à garantir. (corruption, menaces militaires)

* En savoir plus : téléchargement du projet